Ecole de la Non-Dualité

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Quelle que soit votre situation et votre héritage culturel, il y a certaines questions, sur le sens de la vie et la mobilisation de vos énergies, qui sont fondamentales à votre existence.

Des réponses sensiblement différentes, au plan intellectuel, furent données par des philosophes, des religieux et des sages. Cependant les mystiques des diverses traditions religieuses témoignent d’incroyables convergences dans leur relation à la vie, à l’amour et à la Transcendance.

Et parmi les plus radicales de ses réponses se trouve l’approche non-duelle (Advaita).

L’Advaita (non-dualité) transcende toutes les religions, philosophies et croyances, car il ne divise point, mais au contraire unifie. Alors que les membres des religions différentes ne peuvent jamais tomber d’accord sur leurs concepts de Dieu, des sages de provenances les plus diverses se reconnaissent sur leur commune expérience de l’Amour. Car l’Advaita c’est l’Amour unitif. L’Advaita reconnait l’unité qui transcende tous les concepts et toutes les perceptions. L’Advaita est l’amour qui brille lorsque l’ego s’efface.

Et l’Amour voit les différences mais ne divise pas. Il rassemble , il relie et unifie.

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ECOLE DE LA NON-DUALITE

Différentes écoles non-duelles, existent. L’une est représentée par Shankara et Ramana Maharishi, qui passe par la desidentification du sens du moi, l’autre par Ramanuja et Ma Anandamayi qui passe par l’ouverture du coeur et l’abandon.

Ces deux approches se rejoignent en Vérité dans la lumière de l’amour. Seule la pédagogie diffère.

« Le Soi est le Cœur. » (Ramana Maharishi)

« Il est au monde trois choses bien peu communes, car la grâce du Seigneur en est la dispensatrice : C’est la naissance dans un corps humain – l’ardent désir de libération – et la protection attentive d’un sage accompli. » (Shankara)

« Observez sous quelle forme Dieu veut Se présenter à vous. La même forme ne convient pas à tout le monde. Pour certains, Râma sera plus utile, pour certains, Shiva, pour d’autres Pârvatî et pour d’autres encore le Sans-forme. Sans aucun doute, Il est sans forme ; mais en même temps, soyez attentif à la forme particulière sous laquelle Il vous apparaît afin de vous montrer la voie. » (Ma Anandamayi)

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« Patrick (Priyananda) a développé une forme d’enseignement, simple et direct, exposant la sagesse libératrice à laquelle se réfère les traditions non duelles du coeur. Il propose une pratique (Atma-Sannidhi Vichara) reflétant, sous une forme occidentalisée, les enseignements des grands maîtres de l’Atma yoga. » (Swami Brahmananda)

Pour cela il est proposé:

  • Un cours sur la paix du Coeur
  •  l’Accompagnement spirituel.
  • Des livres

Renseignements: enpaix@orange.fr

Vous pouvez commander les livres sur le site: transpersonnel.net

Cette Voie se transmet en petits groupes de disciples sous la forme d’un accompagnement spirituel, par des cours, des rencontres personnalisées et des retraites.

Très éloignée du « non-faire », et du « non-moi » du néo- advaïta occidental, l’Atma yoga reconnait la parole de Vérité des grands êtres divin, de Jésus à Ma Anandamayi.

« Vous devez être inflexible dans votre détermination d’accomplir sans défaillance une certaine somme de pratiques pour le simple fait que la recherche est le vrai travail de l’homme. » (Ma Anandamayi)

« Bienheureux les coeurs purs ils verront Dieu » (Jésus)
Renseignements sur demande: enpaix@orange.fr

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L’Advaita est la voie spirituelle qui reconnait que la Réalité absolue, Brahman, est infinie, à la fois sans forme et non-duelle, et en même temps diverse au coeur de toute forme emplie d’amour.

« Avant que le temps fut, seule existait la Réalité Une. Elle était plénitude, plénitude d’être, de conscience et de béatitude et se manifesta en une multitude de forme »

Le Divin est, par nature, au delà du mental, c’est à dire des croyances et des idées que l’on s’en fait. On ne peut que se faire des images du Transcendant. Penser Dieu, c’est déjà le limiter. Se penser, c’est s’enfermer, c’est prendre pour soi une image conditionnée et construite. Or la vie est beaucoup plus que ce que l’on peut en penser. La pensée peut-elle toucher ce qui est au delà d’elle même?

La pensée n’est qu’une étape, l’ego n’est qu’une étape, le Coeur est l’ultime vérité

L’Advaita enseigne que le Soi est pur être, une pure présence, pur amour, entièrement dénuée des sentiments égotiques  » Je suis ceci  » ou  » Je suis cela « . Il n’y a ni sujets ni objets dans le Soi ; il n’y a qu’une pure présence lumineuse, ou pure conscience d’être, où tout est Un dans l’amour. Mais il peux être reconnu différents états dans ce qui est appelé le Soi.

Mahesvarananda reconnait 5 niveaux d’éveil, chacun  manifestant une percée à l’intersection de deux  plans (du temporel et de l’Intemporel) de la reconnaissance de la vraie nature, à la dissolution du moi puis du vide interstitiel, jusqu’au au Centre ou Cœur cosmique, après avoir connu les différents samadhi. A cette fin les yogis utilisent un ensemble de pratiques propres à chacun d’eux pour accèder aux niveaux supérieurs, soit graduellement soit subitement.

L’expérience directe de cette conscience d’unité dans l’amour est un état de bonheur ininterrompu et c’est pourquoi on utilise le terme  » félicité  » pour la décrire.

L’Eveil intégral

Il faut véritablement plonger dans le Grand silence du cœur profond, pour découvrir Ce Un qui est, au-delà de tout.

Lorsque le mental abandonne toutes ses croyances au sujet de l’Intemporel ou de l’éveil, alors une lumière nouvelle peut apparaître. Et cette lumière transforme toute la perception.

II a été donné à ceux dont l’ego s’est effacé de percevoir la lumière divine, incréée.

 

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« Atmaram, le seigneur de la connaissance du Soi, réside dans votre cœur. (Siddharameshwar )

« Patrick a développé une forme d’enseignement, simple et direct, exposant la sagesse libératrice à laquelle se réfère les traditions non duelles du coeur. Il propose une pratique (Atma-Sannidhi Vichara) reflétant, sous une forme occidentalisée, les enseignements des grands maîtres de l’Atma yoga. » (Swami Brahmananda)

Ce travail (sadhana) est basé sur une profonde investigation sur la véritable nature de notre relation à la vie, permettant à chacun de découvrir et de transcender les différentes illusions sur le Chemin.
Le centre de cette investigation est constamment dirigé vers l’expérience de « qui suis-je » , « qu’est ce qui est, ici et maintenant »,  » comment sont vécues mes relations », accompagné du Discernement (Viveka)
L’accompagnement est la transmission d’une lumière

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La relation entre un vrai maître et un vrai disciple est une chose merveilleuse. Il faut l’avoir vécue pour la comprendre. C’est une relation d’amour respectueux de la liberté. Elle est très différente de l’amour humain. L’amour mystique est sur le niveau de la Conscience pure. L’étincelle de la Conscience divine qui est dans le disciple est attirée comme par un puissant aimant par le Divin Omniprésent qui transparait à travers la forme physique du Maître. 

Le Dvaitādvaita  est une école traditionnelle liée aux Védas reconnait une dualité entre l’âme et le Tout dans le plan matériel, mais admet qu’il il y aussi une non-dualité sur le plan intemporel. En fait pour le Dvaitadvaita, Dieu est en toute chose sur Terre: là est la non-dualité; en essence tout est un, mais en formes et qualités les êtres vivants sont différents d’où une dualité et l’importance de la relation.

Et nous rejoignons là l’enseignement de Jésus: « Le Père et moi sommes un »

« Celui qui témoigne la dévotion envers Dieu, finira automatiquement par ne plus faire qu’un avec Dieu. » (Ramana Maharshi)

« Connaitre le Soi c’est être envahit par l’Amour » (Maa)

« L’impersonnel doit inclure le personnel et non le nier. » (Patrick)

La pratique du Rappel, la quête de la Vérité et la connaissance du Soi sont essentiels dans l’Atma yoga, le yoga de la Vérité.

Ce yoga, en tant que processus d’accompagnement individualisé, fut dispensé par de grands sages. En Inde il est relié à la tradition Dvaitadvaita, dont Sri Ramakrishna, Swami Ramdas et Ma Ananamayi sont les représentant les plus connus.

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Seul l’amour de la Vérité conduira à l’Eternel
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« La dualité n’est pas absolument absente de la non dualité, car il est dit qu’il y a une manifestation de la dualité dans le Seigneur, alors même qu’il est sans dualité. Cette manifestation est nommée « captivité dans le cycle de la transmigration », désignée encore par les mots « magie », « ignorance », etc. On appelle « transmigrant » ceux qui y sont enfermés. Parce qu’ils sont obsédés et angoissés par cette (prison), ils croient fermement au pur et à l’impur.
Quant à ce traité, il enseigne le yoga du Seigneur. Le yoga du Seigneur est la non dualité sans couples d’opposés (comme le pur et l’impur, etc.). Son enseignement doit être dispensé ainsi : tant que l’on suppose que le (réel) est affecté de dualité, on la réfute encore et encore (, mais on n’enseigne pas la non dualité directement), car il n’y a pas de pratique pour entrer et rester dans la non dualité qui est le Seigneur Bhairava, puisque (« entrer » et « rester ») ne sont rien d’autre que des créations de la dualité. Par conséquent, tout l’effort déployé à la fois par les maîtres et par les disciples sert à éradiquer l’angoisse engendrée par toute la dualité qu’ils imaginent. » (Abhinavagupta)
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Ramakrishna citait souvent l’histoire de Brahman‑éléphant et de Brahman‑cornac.

Cette histoire raconte qu’un jour deux étudiants du Védanta sortirent pour faire une promenade. Un éléphant fou se trouvait dans la rue. Le cornac, assis sur le dos de l’animal, dit aux étudiants de se sauver. L’éléphant était dangereux et pouvait les attaquer. L’un des étudiant se mit de coté mais l’autre étudiant pensait que tout est Brahman. Dans l’éléphant aussi Brahman est là. Brahman ne peut faire de mal à Brahman. Enhardi par ses affirmations, le deuxième étudiant resta dans la rue. Donc, cet élève du Védanta alla chercher des fleurs et commença à les offrir à cet éléphant en chantant ses louanges. Et voilà que ce Brahman éléphant, ignorant tout de cette adoration, attrapa le jeune homme avec sa trompe et le jeta dans un coin. C’est l’histoire. Pourquoi l’étudiant n’avait‑il pas écouté aussi le Brahman‑cornac ?

Ramakrishna commentait cet incident longuement, montrant à ses disciples jusqu’à quel point nous avons la liberté, le libre arbitre et la grâce du Seigneur, tout à la fois. A nous d’en faire bon usage.

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« Je n’enseigne pas seulement la doctrine ajata (Rien n’existe en dehors de l’Absolu).
J’approuve toutes les écoles. »  (Ramana Maharishi)

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« Je ne dis pas que l’homme est Dieu ni que Dieu soit l’homme;
mais je nie que l’homme plus Dieu, cela fasse deux. »

(Henry le Saux)

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« Tout est Un, au plus profond du Coeur. »

(Patrick)

Contact: enpaix@orange.fr

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Le Chant de Ribhu

La Ribhu Gita, est la sixième partie du Shiva Rahasya, un texte mystique de l’Inde. La Ribhu Gita représente l’enseignement donné au Sage Ribhu par Dieu lui-même, sous la forme de Shiva. Sri Ramana Maharshi y fit souvent référence dans ses causeries.

1. Je vais t’exposer maintenant la méthode pour demeurer dans la Réalité indifférenciée qui inclut tout. Cet enseignement est secret et difficile à comprendre même avec l’aide de nombreuses Saintes Ecritures. Même les êtres célestes et les praticiens de disciplines spirituelles qui l’ont tenue pour chère l’ont acquise avec difficulté. Suis ce que je dis, et en plongeant dans la Réalité, sois heureux.

2. Mon fils! Les sages réalisés disent que l’inhérence absolue dans la Réalité signifie devenir un avec l’immuable, tranquille, non-duel Être suprême absolu qui est Être-Conscience-Béatitude, et le Soi de tous, et faire du mental baladeur un avec Cela, comme l’union proverbiale du lait et de l’eau, absolument libre de tous les concepts.

3. Quand on scrute la variété de la manifestation, on réalise qu’elle n’existe pas continuellement et que tout est l’indifférencié Être Suprême Absolu qui n’est pas différent du Soi et de soi-même. Faites en sorte que cette connaissance devienne ferme par une pratique constante.
Alors détournant ton attention de toute pensée, devient un avec la Réalité Suprême Absolue, et demeurant en Cela, sois heureux.

4. Demeure en tant que Cela qui ne montre, après être scruté, aucune dualité dans la forme de ces objets variés ou sans la moindre trace de cause et d’effet, Cela en quoi, quand le mental est absorbé en Cela, il n’y a aucune peur de la dualité, et sois toujours heureux, inébranlable et libère la peur montant de la dualité.

5. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a ni pensées, ni imaginations, ni paix ou self-contrôle, ni mental ou intellect, ni confusion ou certitude, ni être ou non-être, et aucune perception de dualité – et sois toujours heureux, inébranlable et absolument libre de la peur qui monte de la dualité.

6. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a aucun défaut ni aucune qualité, ni plaisir ou douleur, ni pensée ou silence, ni misère, ni austérités pratiquées afin de se libérer de la misère, ni idée « je-suis-ce-corps », ou « je ne suis pas le corps », ni objet ou n’importe quelle perception -et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.

7. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a aucun effort, ni physique, ni mental, ou verbal, ou de n’importe quelle sorte, ni péché ou vertu, ni attachement avec ses conséquences -et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.

8. Demeure en tant que Cela où il n’y a ni pensées ni penseur, ni création, préservation ou dissolution du monde, rien à aucun moment -et sois heureux, libre des traces de la pensée.

9. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun pouvoir d’illusion limitant le Soi, ainsi que ses effets, ni connaissance ou ignorance, ni âme séparée ou Seigneur de la Création, ni être ni non-être, ni monde ni Dieu – et sois heureux, libre de toutes les traces de la pensée.

10. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a pas de dieux et leur adoration, ni aucun des trois aspects divins du Créateur, Préservateur et Destructeur, ni méditation sur eux, ni Dieu sans forme, ni avec forme -et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

11. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y aucun esclavage mûrissant vers des bonnes oeuvres, ni recherche de dévotion au Divin, ni sagesse consciente, ni fruit de l’action à savourer, ni état suprême séparé de lui, ni moyens d’obtention, ni objets à atteindre, ni désir de quoi que ce soit et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.

12. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a ni corps, ni sens, ni forces vitales, ni sexe, ni mental, ou intellect ou imagination, ni ego, ni Soi, ni ignorance, ni personne qui s’y identifie, ni macrocosme ou microcosme et sois heureux toujours, libre de toutes les traces de pensée.

13. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a ni désir ni colère, ni cupidité ni illusion, ni mauvaise volonté ou orgueil, ni impuretés de l’esprit, ni notions d’esclavage ou de libération -et sois heureux, libre de toutes les traces de pensée.

14. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a ni commencement ni fin, ni sommet, ou bas, ou milieu, ni lieu sacré ou dieu, ni offrandes ou actes pieux, ni espace ou temps, ni objets de perception -et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.

15. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune discrimination entre le réel et l’irréel, aucune absence de désir, aucune possession de vertus, aucun attente de libération, aucune connaissance établie, aucun état réalisé, aucune libération de son vivant ou après la mort, rien de tel à aucun moment -et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.

16. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a pas de Saintes Ecritures, ou de livres sacrés, personne qui pense, aucune objection ou réponse, aucune théorie à croire ou à rejeter, rien d’autre que l’être -et sois toujours heureux, libre de la moindre trace de pensée.

17. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun débat, succès ou échec, aucun mot et son sens, aucun discours, aucune différence entre l’âme et l’Être suprême, aucune des multiples causes et conséquences -et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

18. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun besoin d’écouter, réfléchir ou pratiquer, aucune méditation à pratiquer, aucune différence d’égalité, inégalité, ou contradictions internes, ni mots et leurs significations -et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.

19. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune peur de l’enfer, ni joies célestes, ni mondes du Dieu Créateur ou d’autres dieux, et rien qui puissent être obtenu d’eux, ni autre monde ou univers de n’importe quelle sorte -et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

20. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune trace des éléments ni aucun iota de leurs dérivés, aucun sens du « je », ou « mental », aucune imagination mentale, aucun défaut d’attachement, aucun concept quel qu’il soit -et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.

21. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun des trois espèces de corps (corps physique grossier, subtil interne, ou sans forme et plus subtil encore), le rêve et le sommeil, rien des trois sortes d’âmes (celles qui sont pleinement préparées à l’avancement spirituel, celles qui sont moins préparées, et celles qui ne sont pas préparées du tout), aucune des trois sortes d’afflictions (celles du corps, celles causées par les éléments, et celles causées par les êtres subtils et les pouvoirs spirituels), aucune des cinq couches fonctionnelles (physique grossier, vital, psychique-émotionnel, mental, et celle de béatitude sans forme), et personne pour s’identifier à elles- et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

22. Demeure en tant que cela en lequel il n’y a objet sensible, ni pouvoir de masquer la Réalité, ni différence d’aucune sorte, aucun pouvoir de projeter des objets irréels, aucun pouvoir d’aucune sorte, aucune notion fausse à propos du monde -et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.

23. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y aucun organe des sens ni personne pour les utiliser, Cela en lequel la grâce transcendante est expérimentée, Cela qui est absolument immédiat, qui donne l’immortalité quand on le réalise et qu’on l’atteint, et le devenant, on se libère du cycle des naissances et des morts -et sois heureux encore, sans la moindre trace de pensée.

24. Demeure en tant que Cela, en en réalisant et expérimentant la grâce, toutes les joies apparaissent comme les joies de Cela, qui, clairement connu pour être soi-même, montre qu’il n’y a rien qui soit séparé de soi-même, et le sachant, toutes sortes d’âmes séparées sont libérées -et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

25. Demeure en tant que Cela, ne réalisant qu’être soi-même, il n’y a rien d’autre à connaître, tout devient connu et tout but est accompli -et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

26. Demeure en tant que Cela qui est atteint facilement quand on est convaincu de n’être pas différent du Suprême Absolu, d’où résulte, quand la conviction devient ferme, l’expérience de la Suprême Grâce du Réel, ce qui produit un sens de satisfaction incomparable et complète quand l’esprit est absorbé en Lui -et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

27. Demeure en tant que Cela qui conduit à la complète cessation de la misère quand la conscience est absorbée en Lui, et à l’extinction de toutes les idées de « je », « tu » et « l’autre », ainsi que la disparition de toutes les différences -et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.

28. Demeure en tant que Cela en lequel, quand l’esprit est absorbé en Lui, un demeure sans un second, rien d’autre que soi n’est vu comme existant et l’incomparable grâce est expérimentée -et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

29. Demeure en tant que Cela qui est Etre indifférencié, conscience indifférenciée, Grâce indifférenciée, absolument non-duelle, la Réalité Absolue indifférenciée, et avec la ferme conviction que tu es Cela, sois toujours heureux.

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Petite âme

Il était une fois, au temps d’avant le temps,
une Petite Âme qui dit à Dieu : « Je sais qui je suis ! »
Et Dieu dit : « C’est merveilleux ! Qui es-tu ? »
Et la Petite Âme cria : « Je suis la Lumière ! »
Dieu sourit d’un grand sourire. « Oui, c’est ça ! » s’exclama-t-il.
« Tu es la Lumière. »

La Petite Âme était si heureuse,
car elle avait résolu le mystère
que toutes les âmes du Royaume étaient venues résoudre.
« Wow, » dit la Petite Âme, « ça c’est vraiment cool ! »

Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus.
La Petite Âme sentait des remous à l’intérieur,
et maintenant elle voulait être qui elle était.
Et donc la Petite Âme retourna voir Dieu
(ce qui n’est pas une mauvaise idée
pour toutes les âmes veulent être qui elles sont vraimentt)
et dit : « Salut, Dieu ! Maintenant que je sais Qui Je Suis,
je ne le ressens pas suffisamment ? »
Et Dieu dit :
« Tu veux dire que tu ne ressenes pas qui tu es qui tu es ? »
« Eh bien, » répondit la Petite Âme,
« c’est une chose de savoir Qui Je Suis,
et une autre totalement différente de l’être vraiment.
Je veux sentir ce que ça fait d’être la Lumière ! »
« Mais tu es la Lumière, » répéta Dieu, avec un autre sourire.
« Oui, mais je veux voir comment on se sent ! » s’écria la Petite Âme.
« Bon, » dit Dieu avec un petit gloussement,
« je suppose que j’aurais dû le savoir.
Tu as toujours été la plus aventureuse. »

Puis l’expression de Dieu changea. « Il y a juste une chose… »
« Quoi ? » demanda la Petite Âme.
« Eh bien, il n’existe rien d’autre que la Lumière.
Vois-tu, je n’ai rien crée d’autre que ce que tu es ;
alors, il n’y a pas de manière facile pour toi
de faire l’expérience de Ce Que Tu Es,
puisqu’il n’y a rien que tu n’es pas. »

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